Bienvenue dans l'univers pictural d'Etzer Charles |
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"Face à la toîle blanche, l'artiste se donne pour mission de re-créer le monde à travers le prisme de sa sensibilité, de ses rêves, de ses désirs ou de ses fantasmes. Le sujet traité devient autre; l'artiste ajoute quelque chose à ce sujet qui, du coup, se métamorphose en oeuvre d'art. Il lui imprime son moi. Aussi l'oeuvre exprime-t-elle un dialogue entre le monde extérieur et ce moi. Un dialogue riche de tous les sentiments susceptibles d'habiter l'humain, du plus grand silence intérieur à la plus folle passion." Cette pensée d'Etzer Charles permet de saisir tout le cheminement de son art depuis près de 40 ans. |
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| Etzer vit à Paris depuis 1974. |
A ses débuts, la peinture d'Etzer Charles s'est inscrite dans ce qu'on peut appeler un impressionnisme du clair-obscur; la sensibilité qui s'en dégage se résume brillamment dans cette expression de Roger Gaillard: "Etzer Charles ou la bonté du clair-obscur". A peine commencée avant son départ pour Paris en 1974, sa démarche surréaliste va pleinement s'affirmer dans cette capitale. Aujourd'hui, l'art d'Etzer Charles connaît une troisième période marquée par une surréalité enrichie d'une certaine dimension abstraite qui confère à l'oeuvre une structure plus forte; ou encore, au rêve, un espace de plus grande liberté. Pour Michel Philippe Lerebours, "l'oeuvre d'Etzer Charles, se refusant à toute spontanéité malgré un apparent laisser-aller, est le résultat d'un long effort de réflexion et de labeur, car si l'art est révolte, défoulement du trop plein de soi, aspiration vers des lendemains meilleurs, il est aussi volonté de dominer la matière en vue de l'harmoniser, de la discipliner et surtout de la modeler pour l'obliger à exprimer cet inexprimable univers que l'artiste porte en lui et qui sollicite son droit à l'existence." "Du moment que vous prouvez, vous mentez" écrivait Flaubert, mettant ainsi l'artiste en garde contre toute intervention directe dans le processus de la créaation, et faisant de la sincérité la condition première de l'art. Sous peine de cesser d'être art, l'art ne peut exprimer d'autre vérité que celle que l'artiste porte en lui et ne peut avoir d'autre finalité que l'art. Certes, toute oeuvre d'art est engagement dans la mesure où, comme le disait si bien Camus, l'artiste est "embarqué". Les productions muettes sont aussi mensonges et aussi indignes de l'art que celles qui se nourrissent de slogans et de lieux communs prétendument révolutionnaires et étrangers à la personnalité de l'artiste. Pour parler, il faut d'abord avoir quelque chose à dire. Et si riches que seraient les structures formelles d'une oeuvre qui ne prendrait en compte que les valeurs esthétiques, elle peut constituer une arme de combat au service d'une cause. L'artiste doit entrer en situation. Indiscutablement, Etzer Charles est en situation" et c'est sa situation qui constitue la trame essentielle de l'ensemble de ses tableaux. Amers, cruels, sanglants, ces derniers nous plongent - vertigineuses hallucinations - dans les angoisses, les déchirements et les déceptions de l'artiste prisonnier d'un monde de souffrance, de violence, d'horreur où des hommes, parce qu'ils ont cessé de croire en l'humanité, ont cessé d'aspirer à l'humanité. Laideur de ces êtres robotisés qui ont violé la fraîcheur de l'aube et confisqué les rêves en germination pour leur substituer la stérilité dévastatrice de leur hargne. Et le verbe ensemencement s'est tu dans l'avortement de l'aube, alors que le sang coulait à flots et que le silence dressait ses drapeaux noirs le long de la route des illusions. Ni armes, ni sanglots, ni murmures, ni chuchotements. Seulement le silence du petit matin délavé. Vision puissante, qui exclut le bavardage et nous prend directement aux entrailles, parce que l'art a gardé ses droits et que l'oeuvre d'Etzer Charles, même dans les camaïeux les plus austères, reste une fête pour l'oeil. |
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Vittelius d'argent |
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Coupe de la Fondation Paul Ricard |
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Monsieur Federico Mayor, directeur général de l’UNESCO, en compagnie de l’artiste admirant une oeuvre de celui-ci |
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Exposition de mai 2010 |
De gauche à droite: Pierre ZEMOR, conseiller d'Etat
Catherine TASCA vice-présidente du Sénat, ancien ministre de la culture
Hervé BOURGES (France Télévision)
Georges PAU-LANGEVIN députée de Paris
Etzer CHARLES
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